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François Hollande s'efforce de reprendre la main dans le dossier syrien

YA

François Hollande s'efforce de reprendre la main dans le dossier syrien

Aux accusations d'"attentisme" de la droite sur le dossier syrien, François Hollande a répliqué dès son retour de vacances en recevant coup sur coup à l'Elysée le nouveau médiateur international pour la Syrie et la principale formation de l'opposition syrienne.
La France, qui assure la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies, fait ainsi de nouveau entendre sa voix même si aucune initiative concrète nouvelle n'a été annoncée depuis le déploiement d'un hôpital de campagne français à la frontière jordano-syrienne.
Paris entend continuer "de jouer un rôle de premier plan", a souligné mardi la présidence française.
"Il ne peut y avoir de solution politique (en Syrie) sans le départ de Bachar al-Assad" du pouvoir, avait martelé la veille le président François Hollande après une rencontre impromptue avec Lakhdar Brahimi, nouveau médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie.
La France, avait insisté le chef de l'Etat, tout juste rentré de ses vacances au Fort de Brégançon (Var), est engagée "en faveur d'une Syrie libre, démocratique et respectueuse des droits de chacune de ses communautés".
Recevant mardi une délégation du Conseil national syrien (CNS), François Hollande lui a offert une tribune dont le président de cette formation, principale coalition de l'opposition syrienne, a su profiter. Abdel Basset Sayda a annoncé dans la cour d'honneur de l'Elysée que le CNS "étudiait" la formation d'un "gouvernement de transition".
Répondant aux voeux de la communauté internationale, M. Sayda a assuré que ce gouvernement serait ouvert à toutes les composantes de la société syrienne, y compris à la communauté alaouite dont est issu le président syrien Bachar al-Assad.
Au président français, le CNS a de nouveau proposé la création d'une zone d'exclusion aérienne en Syrie, similaire à celle imposée en Libye l'an dernier, s'attirant toutefois une réponse très réservée.
Le président français a en revanche "encouragé" le CNS "à organiser un large rassemblement de toutes les forces de l'opposition" syrienne, selon l'Elysée.
C'est un bref communiqué de Nicolas Sarkozy publié dans la torpeur estivale qui avait donné le 7 août le coup d'envoi d'une campagne de l'UMP contre François Hollande. L'ancien président indiquait s'être entretenu "pendant près de 40 minutes" avec Abdel Basset Sayda, les deux hommes appelant à "une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres".
L'UMP, qui ne cessait déjà de critiquer le manque d'envergure de la diplomatie française, avait aussitôt repris la balle au bond. Son secrétaire général Jean-François Copé, parmi de nombreux autres ténors du parti, avait dénoncé "l'inertie de la diplomatie française" sur le dossier syrien, appelant François Hollande à interrompre ses vacances durablement pour prendre "une initiative diplomatique forte".
Dans la même veine, l'écrivain-philosophe Bernard-Henri Lévy, en pointe lors de l'intervention occidentale en Libye ayant abouti à la chute du régime de Mouammar Kadhafi, avait lancé un appel à une action militaire aérienne similaire en Syrie.
Paris recherche de façon "obstinée" une solution politique en Syrie avait répliqué le chef de l'Etat qui avait interrompu brièvement ses vacances pour présider, le 11 août à Varces (Isère), les obsèques du 88e soldat français mort en Afghanistan.

AFP Source Yahoo actu

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Rédigé par YA le Mercredi 22 Août 2012