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France-Afrique

G8 / G20 : L’Afrique au menu de François Hollande

MFI/RFI

Parmi les rendez-vous internationaux du nouveau président français, François Hollande, figurent le G8 - qui regroupe les pays les plus riches de la planète - et le G20 - qui réunit pays développés et pays émergents détenant la majorité des ressources financières du monde. Quelques pays africains sont invités pour montrer l’intérêt porté au continent.


G8 / G20 : L’Afrique au menu de François Hollande

François Hollande participera les 18 et 19 mai prochains au G8 à Camp David, la résidence d'été des présidents américains, avant le sommet de l’Otan à Chicago du 20 au 21 mai, puis la réunion du G20 en juin au Mexique, et le sommet Rio+20 sur l’environnement au Brésil. Le Sommet du G8 devait se tenir à Chicago en parallèle avec celui de l'OTAN, avant que la Maison-Blanche ne change d’avis et décide de le tenir à Camp David, qui offre l'avantage de protéger les participants des manifestations altermondialistes qui entourent ce type de sommets.

Hôte du G8, le président américain, Barack Obama, a invité quatre chefs d'Etat africains à prendre part à une rencontre essentiellement consacrée à la sécurité alimentaire en Afrique. Les Etats-Unis, tout comme la France, souhaitent une nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et un coup de projecteur sur le développement agricole qui a aussi besoin d’investisseurs privés – en Afrique et dans les autres régions du monde concernées. Parmi les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) que les Nations unies se sont fixés pour le 21è siècle, le premier est de réduire de moitié le nombre de personnes qui souffrent de la faim. Or selon la FAO, alors qu’on constatait des progrès dans la réduction de la faim au cours des années 80 et au début des années 90, celle-ci a progressé à nouveau depuis dix ans (voir encadré).

 

Un rôle accru au Conseil de sécurité

 

Seront présents les chefs d’Etat du Bénin, Yayi Boni, qui préside l'Union africaine, du Ghana, John Ata Mills, de la Tanzanie, Jakaya Kikwete, ainsi que le Premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, au titre du NEPAD. Ils examineront avec leurs homologues les priorités du développement agricole et de « l'accélération des progrès vers la sécurité alimentaire dans le continent ». Si le G8 de Camp David permettra à certains pays africains invités comme l’Ethiopie de faire part de leurs préoccupations aux pays développés, d’autres, comme le Ghana, ont été invités pour leur exemplarité en matière de démocratie. En 2011, le nouveau président ivoirien Alassane Ouattara avait participé au sommet du G8 à Deauville en France après la reconnaissance de sa victoire.

Le G20, prévu les 18 et 19 juin à la station balnéaire de Los Cabos, en Basse-Californie du sud, au Mexique, accueillera aussi les dirigeants de l’Ethiopie et du Bénin, qui rejoindront cette fois l’Afrique du Sud, membre à part entière de ce groupe qui réunit les principaux pays développés et émergents. Ces invités africains se retrouveront aux côtés du Cambodge, de la Colombie et du Chili, les deux derniers étant dans la mouvance mexicaine. Le principal sujet à l’ordre du jour, en dehors de la crise mondiale, devrait être l’augmentation des ressources du Fonds monétaire international (FMI) ainsi que des contributions de pays comme les Etats-Unis. Côté africain, on parlera bien sûr développement mais également du rôle accru que réclament les Africains au sein de la gouvernance mondiale en particulier au sein du Conseil de sécurité d’autres instances multinationales. Mais « on risque toutefois de voir les intérêts des pays émergents prendre le pas sur ceux des pays pauvres, y compris en matière d’environnement avant le sommet Rio+20 au Brésil», déplore un expert diplomatique français.

 

Marie Joannidis

 

 

La faim, une entrave économique au monde en développement

 

(MFI / 15.05.12) Parmi les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) que les Nations unies se sont fixés pour le 21è siècle, le premier est de réduire de moitié le nombre de personnes qui souffrent de la faim. Or selon la FAO, alors qu’on constatait des progrès dans la réduction de la faim au cours des années 80 et au début des années 90, celle-ci a progressé à nouveau depuis dix ans. Le nombre de personnes souffrant de la faim a augmenté entre 1995-1997 et 2004-2006 dans toutes les régions du monde sauf en Amérique latine et aux Caraïbes. Mais même dans cette région, les progrès ont été inversés à la suite de la hausse des prix de la nourriture et du ralentissement économique mondial. Une personne sur sept n’a pas accès à une nourriture suffisante pour être en bonne santé et mener une vie active. De ce fait, la faim et la malnutrition constituent le risque sanitaire mondial le plus important  - plus que le VIH-sida, le paludisme et la tuberculose réunis, estiment les experts de la FAO. Environ 146 millions d’enfants dans les pays en développement présentent une insuffisance pondérale et 925 millions de personnes dans le monde sont sous-alimentées. Parmi les causes de la faim, on compte les catastrophes naturelles, les conflits, la pauvreté, les infrastructures agricoles insuffisantes et la surexploitation des ressources naturelles. Plus récemment, les crises financière et économique ont poussé encore plus de personnes dans le gouffre de la faim. La faim ne pèse pas seulement sur l’individu. Elle impose une entrave économique au monde en développement. Les économistes estiment que chaque enfant dont le développement physique et mental est retardé par la malnutrition, perdra entre 5 et 10 % de revenus au cours de sa vie. 

 

MFI / M. J.

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Rédigé par MFI/RFI le Mardi 15 Mai 2012