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Gouvernement d’union nationale: Une bouée de sauvetage de Messaoud à Aziz?

lecalame.mr

Gouvernement d’union nationale: Une bouée de sauvetage de Messaoud à Aziz?
Depuis qu’il a lancé, sur les ondes de la TVM, l’idée de rassembler les différents pôles politiques autour d’un gouvernement d’union nationale, le président Messaoud Ould Boulkheir ne chôme guère. L’homme sait qu’il s’agit là d’un second et gros défi, après celui du dialogue inclusif, en septembre dernier. La tâche n’est pas de tout repos, puisqu’il s’agit d’obtenir un compromis, sans se compromettre et sans remettre en cause les acquis du dialogue susdit. Sur ce point d’ailleurs, les partis de la CAP – APP, El Wiam et Sawab – excluent tout « dialogue-bis ». Il s’agit, ont-ils affirmé, d’emmener la COD à prendre le train en marche, afin d’appliquer lesdits résultats. Une grosse couleuvre que la COD acceptera difficilement d’avaler. C’est d’ailleurs, aux yeux de certains observateurs, « la » faiblesse de l’offre du président de l’Assemblée nationale. Prudence, donc. Et c’est ce qui ressort, pour l’heure, des premiers contacts auprès des personnalités politiques de l’opposition.

Comme il est leur difficile de refuser, catégoriquement, l’offre du président Messaoud, ces responsables ont mis à profit leur rencontre avec le président de APP pour lui poser un bon nombre de questions, sur les véritables objectifs de ce gouvernement. La raison est simple : éviter le modèle de celui qui a « organisé » l’élection présidentielle, au lendemain de l’accord de Dakar 2009. Chat échaudé craint l’eau froide. De fait, ce sera la réunion de la COD, qui interviendra à la fin des consultations de Messaoud Ould Boulkheïr, qui sera très déterminante.
En tout état de cause, que peut faire un gouvernement d’union nationale que ne dirigerait pas un des responsables politiques de la COD ou de la CAP ? A cet égard, quelles garanties le président Messaoud a obtenues, du côté du Palais gris ? Aziz acceptera-t-il de céder, à ce gouvernement, les prérogatives apportées par les modifications de la Constitution ? La CENI, dont le directoire est déjà contesté, sera-t-elle à équidistance entre le pouvoir et ce gouvernement ? Les différents pôles accepteront-ils de faire des sacrifices et lesquels, pour permettre la mise en place de cette structure transitoire ? Autant de questions que les partis politiques vont poser, avant de répondre à la proposition du président Messaoud.

Une chose est tout de même sûre : les différents pôles sont obligés de s’asseoir autour d’une table, comme le dit Kane Hamidou Bâ, président du MPR. Espérons que sortira de cette initiative et de tant d’autres quelque chose qui permette, à notre pays, de solder ses nombreux contentieux. L’initiative du président Messaoud, si elle aboutit, serait comme une espèce de bouée de sauvetage, pour le pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz qui se bat sur deux fronts : la contestions politique interne et le terrorisme, avec la crise malienne. Et, pour la COD, une preuve de maturité et d’assurance en la volonté de changement du peuple.

DL
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Rédigé par lecalame.mr le Jeudi 21 Juin 2012