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Mali : Quand les religieux désavouent les politiques ...

Davidson pour Ciesma

Mali : Quand les religieux désavouent les politiques ...

Depuis son retour de Paris, le Président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a du mal à s'imposer face à une classe politique divisée. Ses relations, réputées conflictuelles, avec son premier ministre, Cheich Modibo Diarra ne facilitent pas l'entente indispensable pour former le gouvernement d'union nationale, initialement annoncé pour le 31 juillet. Le rapprochement récent entre les putschistes et le Président par intérim, malgré l'agression dont il a été victime, de la part des militaires, compléxifie la donne. D'autant plus que le capitaine Sanogo pourrait être nommé vice-Président du Mali. Pour mieux le contrôler ou pour lui faire jouer un véritable rôle dans la reconquête du Nord ?

Le Dr. Diarra a déjà pris position, quant à lui, déclarant qu'il ne démissionera pas. Ce sera donc au Président Dioncounda, qui a signé son décret de nomination de le révoquer ? A moins que le rôle du Président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM), l'imam Mahmoud Dicko, acteur central de la négociation avec les islamistes du Nord Mali, s'élargisse à la médiation entre les acteurs politiques nationaux. On le dit en très bons termes avec le Président Traoré, donc à même d'intervenir, avec l'accord de tous les protagonistes de la scène politique malienne.

A en croire les préparatifs du Gand meeting de Dimanche prochain, où selon l'imam Dicko, les hommes politiques, les militaires et les responsables de la société civile seront mis face à leurs responsabilités, Il semble qu'il faille désormais compter avec le Haut Conseil islamique, comme acteur de la nouvelle donne politique au Mali. L'initiative récente de rencontre avec les islamistes à Gao et les rumeurs persistantes de nomination de l'Imam Dicko comme deuxième vice-président du Haut Conseil d’Etat en sont les prémices.

Cependant, au delà de ce rôle de médiateur, salué par une majorité de maliens, l'irruption de cet acteur pointe de manière flagrante, les insuffisances de la classe dirigeante malienne actuelle. Ce qui demeure certain, c'est que tant que les divisions politiques restent en l'état, les islamistes continueront de consolider leur pouvoir au Nord et le Mali de s'enfoncer dans une crise dont on n'évalue pas encore à sa juste mesure, toutes les conséquences désastreuses potentielles, sur le reste de la sous-région.

Davidson pour Ciesma

Copyright mauritanidees août 2012

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Rédigé par Davidson pour Ciesma le Vendredi 10 Août 2012