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Ould Chavi est, depuis décembre dernier, sous mandat d’arrêt international émis par la justice mauritanienne.
L’homme d’affaires et opposant, installé au Burkina Faso et proche du président burkinabé, est accusé par la justice mauritanienne de « terrorisme », au même titre que trois activistes d’AQMI (Al Qaida au Maghreb islamique) contre lesquels des mandats d’arrêts internationaux ont été également lancés le même jour.
Depuis 2009, Ould Limam Chavî ne cesse d’adresser des critiques violentes contre le pouvoir en Mauritanie qu’il accuse de «mettre le pays au bord du précipice ».
Ould Chavî qui, en 2003 était très lié au mouvement putschiste de Saleh Ould Hanenna, « Les cavaliers du changement », a incité à plusieurs reprises, à travers la presse, l’armée mauritanienne à la révolte contre le président Ould Abdel Aziz.
Dans une déclaration à l’ANI; le député Abderrahmane Ould Mini a indiqué que « la demande d’extradition de l’opposant mauritanien Moustapha Ould Limam Chavi se trouvant au Sénégal, formulée ces derniers jours par les autorités mauritaniennes intervient à un moment où plusieurs efforts sont menés pour trouver un rapprochement entre les acteurs politiques en vue de réaliser la stabilité dans le pays ».
Ould Mini a ajouté que cette mesure prise à l’encontre d’une personnalité de l’opposition, telle Moustapha Ould Limma Chavi, « risque de saper toutes les initiatives de rapprochements ». Surtout, a-t-il souligné, « que l’homme est recherché pour des accusations sans fondement ». "Je suis confiant que les autorités séngalaises n'auront pas à satisfaire cette demande", a conclu le député Ould Mini.