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Dans une tribune parue dans Le Monde , neuf élus PS soutiennent Manuel Valls. Mais d'autres s'interrogent...
La «fermeté» affichée par le ministre de l'Intérieur dans l'application des décisions de justice sur les démantèlements de campements illégaux, qui a provoqué l'ire des associations de soutien aux Roms , pourrait bien provoquer parmi les élus de gauche un de ces débats qui rappellent qu'entre les idéaux proclamés et la lucidité des élus de terrains, il y a souvent un gouffre.
Dans une tribune parue dans Le Monde le mercredi 15 août , neuf élus PS affichaient leur approbation envers la politique de Manuel Valls . Qu'ils soient maire de Villeurbanne, de Villeneuve-d'Ascq (où le démantèlement d'un camp le 9 août relançait la polémique), de Gonesse ou de Roubaix, ils sont confrontés directement à la question et rappellent les raisons qui motivent cette politique: «Conditions d'insalubrité intolérables pour les personnes, en particulier les familles avec enfants, et tensions croissantes avec les populations avoisinantes jusqu'à menacer la vie en collectivité.» Cette seule et fugace évocation de la difficile cohabitation avec les riverains de ces camps souligne combien il est difficile, quand on est maire et élu socialiste, de faire entendre une voix divergente de celle des associations.
Rhétorique prudente Loin de la réaction d' Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche , qui a estimé que le gouvernement Ayrault «se mettait dans les pas du précédent», ces élus en appellent donc au «temps long nécessaire à la mise en place de solutions adaptées», notamment des «avancées bilatérales» avec «la Roumanie et la Bulgarie, afin d'agir dans ces pays pour que le départ des Roms vers un ailleurs ne soit plus une fatalité». Comme une réponse aux banderoles qui, pour s'opposer au retour volontaire de Roms dans leur pays d'origine, proclamaient «La Roumanie, c'est l'Europe, Stop aux expulsions.»
Dans une rhétorique prudente, les neuf élus (...) Lire la suite sur Figaro.fr
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